Et voilà le travail !

Apprécier l’imperfection

Publié par   : Djuwels le  : 16/02/2011

Depuis le lancement timide de ce blog, je dois faire face à un stress que je trouve assez difficile à gérer : mon désir de perfection. Il est tellement fort, que je pourrais presque tout abandonner. Je trouve que l’interface à besoin d’être travaillée, que mes textes sont trop longs et pas assez pratiques. Je me demande si quelqu’un peut se retrouver dans ces structures de paragraphes hasardeuses et si j’arrive à insuffler même la plus petite émotion porteuse… de celles qui motivent, qui inspirent et aident.

Scénario catastrophe

Si je me laisse aller à mon sentiment, je me sent immanquablement accablée par la tonne de choses à faire pour rendre ce blog « parfait ». Le travail que l’écriture d’un post me demanderait serait tellement important que je ne le ferais pas, sans aucun doute. Cela me fatiguerait d’avance. Je met le niveau d’exigence beaucoup trop haut, et par conséquent, une pression trop forte sur mes frêles épaules.

Cette impression est forcément exacerbée si j’en viens à me comparer aux autres. Évidement, je vais naturellement confronter leurs forces à mes faiblesses et me sentir beaucoup plus mauvaise que je ne le suis. Je ne vais pas non plus remettre le travail de l’autre dans son contexte : peut importe si cela fait 1, 2 ou 5 ans que le blog a été crée !

Un scénario catastrophe que nous faisons tous très naturellement et qui nous place au sein d’une spirale dévastatrice :

  • Se comparer aux autres,
  • Confronter ses faiblesses avec les forces des autres,
  • Ne pas concevoir les choses par étapes.

Pour sortir de ce schéma de rivalité négative et de perfectionnisme inactif il est recommandé de placer ses efforts dans le temps et d’apprendre à apprécier cette phase d’apprentissage et d’amélioration.

Visualiser et placer dans le temps

Cela part d’un objectif, l’endroit où on a envie de se rendre. Puis, on élabore des marches, des étapes par lesquelles il faut passer pour atteindre ce but. Phase que l’on place dans le temps : dans 3 mois je voudrais en être là, dans 6 mois, dans 1 ans, dans 2 puis 3, etc. Il ne faut pas hésiter à se visualiser en train d’avancer. Plus il y a de détails, mieux c’est. Qu’est-ce que ça change dans ma vie ? Comment je suis ?

Cependant, une fois cette visualisation bien représenter dans notre tête, nous devons revenir au présent, nous demander quelle est la prochaine étape que je peux accomplir et vivre de nouveau au jour le jour en oubliant un peu là où l’on souhaite aller.

Expérience révélatrice

Il y a quelques semaines, je suis allée faire de l’escalade sur glace. Après une première montée facile, j’ai eu envie de me dépasser et de prendre un chemin plus difficile. Au début, je ne voulais pas, convaincue que j’étais de ne pas réussir et craintive de m’en vouloir pour cette raison.

Pour autant, j’ai chassé cette idée de ma tête, et, après avoir observé le point d’arrivée, j’ai commencé l’ascension. Encore au pied de la parois, j’ai jeté un coup d’œil à l’endroit où je devais me rendre. Il paraissait tellement loin. J’étais presque découragée. C’est là que j’ai réalisé qu’il ne fallait plus que j’y pense. Qu’il fallait juste que je monte, sans réfléchir au chemin que j’avais à parcourir. Fatiguée en cours de route, j’ai aussi compris que je devais prendre des pauses pour rassembler mes forces. Enfin, pour m’économiser et parvenir au bout je me suis mise à faire de tous petits pas…

Je n’ai pas réussi à grimper jusqu’en haut. Je me suis arrêtée avant. Juste après un passage difficile qui m’avait épuisée j’ai eu le malheur de me rendre compte qu’il me restait encore un bon bout à parcourir avant l’arrivée. Mais je suis vraiment fière d’être allée jusqu’où je suis allée. Je me suis auto-motivée et j’ai pris des leçons de mon expérience.

L’échec est l’épice qui donne sa saveur au succès

Sur le blog de Alain Theriault on peut lire : Une action imparfaite est toujours mieux qu’une parfaite inaction.

Je m’accroche à ce dicton comme on s’accroche à une bouée. Je me rappelle qu’il faut avancer à 4 pattes avant de marcher et qu’un bébé gassouille avant de parler. Je me dis aussi que je le fais pour le plaisir (et accessoirement que je n’ai pas encore de lecteurs) et que c’est tant mieux s’il m’arrive des choses bien grâce à ce loisir.

 

Photo prise par moi-même !

2 Réponses à "Apprécier l’imperfection"

[...] d’avoir déjà lu ça quelque part ? Et oui… l’article « Apprécier l’imperfection« . Me revoilà au point de [...]

[...] d’avoir déjà lu ça quelque part ? Et oui… l’article « Apprécier l’imperfection« . Me revoilà au point de [...]

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En août 2009, j'efface tout et je recommence en me lançant dans une nouvelle carrière : la représentation pour une marque de prêt à porter québécoise (Créations Encore). Ici, je partage mes doutes, mes questionnements et les leçons que j'apprends au jour le jour sur le chemin de mon épanouissement professionnel.

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